Où dormir au départ de Saugues

    Avant de descendre sur Saugues, vous croiserez la bête du Gévaudan, non pas celle qui a sévi dans le secteur juste avant la révolution française, mais une belle représentation en bois qui domine la ville.  Saugues est une charmante petite ville marquée par un cadre de vie authentique. Il vous faudra grimper en haut de la tour des Anglais pour jouir d'un très beau panorama sur les toits de la cité et des paysages environnants.
    Vous venez d'entrer dans la Margeride sauvage, fascinante, vivifiante et mystérieuse et allez alors parcourir un chemin beaucoup plus souple entre pins, landes et bruyères. Ici on a l'impression de faire un saut dans l'espace temps. 
    Au fil des hameaux, avec leurs jolies maisons toutes en granit, le chemin vous guidera, au milieu de fabuleux espaces naturels,  alternant, petits bosquets et prairies sauvages, vers le village de Grèzes, qui signifie endroit pierreux. Ancien prieuré de l’abbaye de Pébrac, son activité principale tenait principalement à la taille des pierres en granit. Les maisons du village (XVIe – XVIIe siècles) sont la principale illustration de ce savoir faire.
    A seulement quelques petits kilomètres, vous passerez alors par le charmant petit hameau de la Clauze. Vestige d'un temps passé, vous ne pourrez pas manquer le donjon octogonal de 37 mètres de haut, perché sans aucune fondation sur son bloc de granit depuis le XIIIᵉ siècle,  C'est une fortification audacieuse qui révèle aux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l'art millénaire des bâtisseurs en granite.
    Vous traverserez alors des forêts sauvages, grimperez un peu en altitude pour atteindre, un peu perdu au milieu de nulle part,  un lieu magique sur la via-podiensis, la ferme fortifiée du Sauvage. Impassible, massive, avec des murs si épais que rien ne pourrait les faire tomber, la dômerie templière du Sauvage est un exemple architectural du talent de nos anciens. 
    A la bonne saison, vous pourrez vous délecter de fruits sauvages, comme les framboises ou les myrtilles. Et, c'est la bouche noircie par les mûres que vous arriverez, sans même vous en rendre compte, à la chapelle Saint-Roch. Vous n'êtes alors qu'à une petite demi-journée de marche et allez tranquillement redescendre jusqu'à St-Alban, où la température devrait être un peu plus clémente. 
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